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Olivier BLANCH : Un freelance au Camp Nou prise de vues du FC Barcelone

Dernière mise à jour : 22 févr.

Camp Nou en français nouveau stade avec une capacité de 99 354 places qui est le plus grand stade d'Europe et le douzième du monde à ce jour. Le FC Barcelona en est le club résident depuis son inauguration en 1957. C'était le Samedi 29 Octobre 2016 à 20h45 pour mon premier match, je vais vous faire partager l'histoire de ma mission de photographe de presse de ce jour-là.

Avant de se faire accréditer pour un match du Barça il faut faire un travail administratif de taille et sans faille on ne rentre pas sur la pelouse du Camp Nou comme ça, il faut présenter un bon dossier presse. Etre débrouillard est une qualité qui n'est pas à la portée de tout le monde, savoir se fondre dans la masse et surtout improviser pour avoir un bon réseau presse. Beaucoup de photographes vous demanderont mais comment tu fais pour être à 2 mètres des joueurs du Barça.

Il vous faut une carte de presse avec une lettre de mission d'un rédacteur en chef (agence de presse ou journaux ou magazines) il vous faudra une assurance RC et après des contacts sur place qui vous permettront de vous positionner au plus près de la réglementation du club. Ah oui avant c'était le club qui accréditait, de nos jours face aux normes drastiques de sécurité c'est la Liga à Madrid Liga de Fútbol Profesional . (parler le catalan est un plus, cela ouvre plus facilement les portes)





Le bureau des accréditations délivre les précieux sésames pour fouler la pelouse du Camp Nou du FC Barcelone






Départ de Perpignan à 11h00 arrivée à Barcelone 13h à côté du stade le parking payant, au plus près du bureau des accréditations. Je vais me restaurer à côté du stade avec mon sac à dos complet de matériel photos, mon premier téléobjectif 600mm puis mon 200mm plus un grand angle et mes deux boîtiers dans le cas où l'un serait défaillant, il vont pas rejouer le match pour moi (rire). Le sac est pesant et toujours avec moi. je mange rapidos en attente de l'ouverture du bureau officiel du précieux sésame pour entrer dans la cathédrale du football catalan.



Je suis content j'ai eu le temps de me garer le tour du stade se sécurise plu aucune voiture ne peut se garer à proximité les avenues se ferment pour laisser passer les piétons plus de 99 000 personnes autour du stade vont passer par les différentes portes d'accès. C'est énorme le monde vers 18h je rentre dans le bureau je montre ma carte d'identité de presse internationale, plus mon passeport la personne cherche face au grand nombre de journalistes mon laissez- passer. J'ai avec moi une copie imprimée de mon acceptation que Madrid m'a envoyée par courriel et là c'est très rapide une enveloppe à mon nom et celui de mon agence est remise en main propre, où j'ai seulement le droit d'aller sur la pelouse des joueurs sur des zones réglementées.


Me voici parti autour de cet énorme stade, d'une capacité de 10 fois un village de 8000 habitants pratiquement toujours complet, les spectateurs affluent dans chaque porte comme une fourmilière d'une extrême organisation des stadiers observent le public. En ce qui me concerne j'ai une porte spéciale destinée aux photographes journalistes et des stadiers spécifiques pour nous observer afin que les règles de nos emplacements soit respectées. Au lieu de monter sur les différents étages, on va au sous-sol de la cathédrale un genre de tunnel où aucun spectateur n'a accès je passe plusieurs contrôles. Je laisse mon passeport en consigne en échange d'un chasuble couleur Barça.


Je rentre au même niveau que les joueurs autour de cette énorme cuvette à ciel ouvert qui se remplit très vite avec une très bonne organisation une masse d'êtres humains compacte avec un bourdonnement de 99 000 voix qui se répercute au centre de l'hémicycle.


Je suis un peu déstabilisé car c'est mon premier match de cette envergure on ne foule pas tous les jours le plus grand stade d'Europe. Un trac indescriptible à la fois surprenant mais agréablement bon me saisit les entrailles. Très rapidement je m'installe avec mon matériel car ici pas droit à l'erreur il ne rejoueront pas le match pour moi. Je vois les joueurs jouer à une vitesse athlétique phénoménale. Il sont mes modèles c'est eux qui vont faire l'image qui se vendra ou pas. Je dois bien cadrer au bon moment je place en priorité vitesse mon boîtier je suis pas ici pour faire de la photo de club mais de presse. Je dois être réactif est mobile et surtout rapide.


Le match se passe très bien mon travail aussi à la fin de la rencontre le stade se vide est moi j'intègre la salle des photographes pour traiter mes photos et envoyer au plus vite par un canal télégraphique spécial les images par satellite pour le bouclage presse. Le téléphone sonne l'agent canadien me dit que la série est bien passée pour une diffusion télégraphique mondiale, la mission est un succès il reste plus que les agences dans le monde puisse se servir et les journalistes faire leurs articles.



Je repars de Barcelone il est minuit j'arrive à Perpignan 2h du matin 400km AR plus la concentration des prises de vues le traitement des photos cela à été très sport pour moi. j'ai appris le lendemain que les agences * avaient vu mes photos via *. Mais le freelance ne garantit pas la vente de ses photos à chaque fois c'est très aléatoire et pour gagner sa vie il faut vivre dans les stades au sacrifice parfois de la vie familiale. Il y à beaucoup de "turn over" c'est un monde spécial qu'il faut avoir vécu une fois dans sa vie pour comprendre la rudesse du métier. Les photojournalistes ne sont pas tous logés à la même enseigne et j'ai une forte pensée pour cette profession.


Samedi 29 Octobre 2016 à 20h45 BARCELONE photos: olivier blanch

Article: Melle Fantonie



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